Séjour à Madrid

 

// mardi 29 janvier 2008

Retour en Espagne

Après ces quelques trois semaines de vacances en France, j'ai eu un peu de mal à me remettre à l'espagnol. Exemple avec la serveuse de la cafétaria :
« - Je voudrais une pomme.
   - D'accord, tu veux que je la lave ou tu vas l'éplucher ?
   - Heu ? ...
   - Je la lave, ou tu l'épluches ?
   - Je lave ! Enfin je veux dire, tu la...
   - Qu'il est mignon... »

Enfin... Passé le premier jour, j'avais repris l'habitude.

Les examens approchent. A l'heure où je vous écris, on a même terminé les cours. Ce serait mieux qu'on ne tarde pas trop à rentrer car ils viennent de reprendre à Angers, et je vais devoir prendre le train en marche (celui des cours).

Je vous parlerai bien maintenant de mon week-end à Séville, et qui plus est, je vous posterai bien les photos que j'y ai prises. Mais elles sont râtées. Toutes. Pour le moment, je cherche à savoir si ca vient du labo qui a développé ça avec les pieds, ou si le problème vient du filtre anti rayon de soleil que j'ai retiré de mon objectif. Enfin bref, j'ai rien à vous montrer. Alors immaginez. Immaginez un ciel bleu, mais alors bleu, pas avec des petits nuages qui font des petites tâches blanches. Imaginez une température extérieure de... 26 degrés. Imaginez des gens qui bronzent sur la rive d'un fleuve. Vous appelez ça le mois d'août, n'est-ce pas ? Et bien non, c'était un 20 janvier, en Andalousie.

Je suis fan. C'est le bon plan pour passer l'hivers. Séville est superbe. Les gens y sont cool. Entre-autres, on s'est visité un petit palais royal christiano-musulman (la grande classe) et ses jardins (pareil).

Puis on est rentré. Six heures de bus, quinze degrés de moins.

Paris

Nous sommes arrivés à Paris après 2 heures d'avion. Nous avons été très bien reçus par mes amis qui nous avaient même donné l'itinéraire précis de l'aéroport à chez eux. L'appart de Marion et Nico est très cool. Situé à cinq minutes de la butte Montmartre.

Je prévois d'aller vivre à Paris depuis pas mal de temps. J'ai donc pu entrevoir la ville que je serai amené à cotôyer d'ici quelques temps. J'ai aimé, tu penses, mais je ne vais pas vous faire l'affront d'écrire "ouais Paris c'est trop bô", parceque tout le monde le sait. M'enfin, la vue de la Tour à partir du Trocadéro vaut le détour.

On s'est fait un restaurant français super sympa près de Beaubourg, pour élever un peu nos références cullinaires. Sauf que je me souviens plus de ce que j'ai pris. Pertinent.

En deux jours, on a donc vu la Tour Eiffel, les Invalides, le Sacré-Coeur, Notre Dame et le quartier Saint Michel, les galleries Lafayettes décorées pour Noël, l'arc de triomphe et la tombe du soldat inconnu, le métro plus sombre que celui de Madrid (clin d'oeil à Marion qu'on a pas arrêté d'ennuyer en comparant tout systématiquement à Madrid), les Champs-Elysés, Montparnasse, le Trocadéro et le champs de Mars. Il faisait super froid. J'avais trois pulls sur moi, mon manteau, mon écharpe, et deux t-shirt. Et j'avais froid.

Après cette belle virée, il était temps de rentrer voir les familles qu'on avait pas vu depuis trois mois, ce qui est un record dans mon cas. On a donc choppé nos TGV (dont le billet nous a couté plus cher que l'avion) direction Angers (pour moi), et Saint-Brieux (pour Stéphane). Et voilà.

// mercredi 12 décembre 2007

Quelques remarques (ter)

Une nouvelle fournée, ca faisait longtemps !

  • nous jouons à fond la carte des français chauvins en expliquant régulièrement que la France est bien plus jolie, que tout en France est mieux, que les Français sont plus valeureux, plus forts et plus intelligents, etc... Nous nous faisons des amis ;
  • il n'est pas évident, au premier abord, de comprendre quand un espagnol vous parle de «Micheline», qu'il veut parler d'une entreprise de pneumatique ;
  • les prostitutés agichent de façon très classe, avec un magnifique «Hey boys ! You can fuck me the ass !». Si vous n'avez pas compri, je vous déconseille la traduction ;
  • New-York c'est super ! ;
  • nous avons visité une usine où Mahou fabrique des bières de façon industrielle. La chaîne où les bouteilles sont remplies puis empaquetées est impressionnante ;
  • ici, certains traduisent avec un humour légé Erasmus en Orgasmus ;
  • les vénézuelliens ont mauvaise réputation. Pour reprendre une citation d'Austin Powers à mon compte : «Dans ce monde, je déteste deux choses : les préjugés qui portent sur des nations entières, et les vénézuelliens» ;
  • Stéphane a un esprit tordu. Quand je dis «feu qui crépite», il comprend «fuck it, repeat !». Allez comprendre ;
  • nous avons un magnifique arbre de Noël à la fac. Il fait la taille des bâtiments, et est illuminé ;
  • le concert des Black Rebel Motorcycle Club était très bon. Dans une petite salle, genre «le Chabada», avec un volume sonore maitrisé. Un bon set, mélange électrique et acoustique. J'étais un peu déçu par l'interprétation de ma chanson preferée, mais un «Whatever happens to my Rock'n Roll» m'a fait oublier ça ;
  • Nous rentrons en France pour passer Noël. Allé simple Paris-Madrid à 20 € en passant par easyJet en milieu de semaine. On restera à Paris deux-trois jours pour visiter (voilà des gens partis en Erasmus en Espagne visiter Paris), avant de rentrer en train... pendant les grèves de la SNCF !

Voilà voilà pour les nouvelles. Nous avons oublié pas mal d'annecdotes car ca fait longtemps que je n'ai pas posté, mais si elles nous reviennent elles feront l'objet d'une nouvelle note. Sachez que je n'ai plus internet dans ma nouvelle piaule mais qu'il devrait arriver bientôt, avec de nouvelles plaques de cuisson. Je vous embrasse et vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année. Il y aura peut-être un article sur Paris si vous m'envoyez assez de compliments dans les commentaires. A plus !

Week-end à Grenade

Madrid, Stéphane et moi commencons à faire le tour de la question. Nous y avons vu le principal. Il est donc temps pour nous de voir ailleurs comment l'Espagne y est.

Nous avons choisi Grenade car c'est là-bas que 3 membres de notre promo y passent leur Erasmus. Ca aura été l'occasion d'aller boire un verre et de profiter des tapas beaucoup moins chères qu'en capitale.

Levés à six heures pour sauter dans l'autocar, il nous fallait encore attendre six heures pour rejoindre notre destination. Là, on a trouvé Grenade très moche, car dans le quartier de la gare routière, il n'y a rien à voir.

Mais c'était précipiter notre jugement, car arrrivés à Gran Via, le charme andaloux a commencé à imprégner nos rétines, et le sourire nos lèvres. Et quand la brume se lève, c'est toute la Sierra Nevada qu'on admire de la cuve où nous sommes.

Déjeuner en terrasse, un huit décembre, c'est possible. Un neuf aussi. Mon appareil photo est de sorti et mes pellicules de durent pas longtemps. J'en gache une au passage, en m'appercevant trente-six photos trop tard que celle-ci était mal chargée.

A Grenade, l'incontournable c'est avant tout l'Alhambra. Situé sur deux collines, c'est un ensemble de palais et de jardins musulmans, d'un château fort, d'un palais renaissance et d'une église, le tout fortifié. L'endroit est magnifique. Nous y étions dès huit heures du matin (la vente de tickets pour entrer ne se fait que le matin...), ce que je ne regrette pas, car assister au lever du soleil sur Grenade du haut des fortifications, ca mérite bien d'abbréger une nuit dans notre charmante pension.

Grenade, c'est aussi l'Albayzin, le quartier historique. Ce sont des maisons toutes blanches et des rues sinueuses sur une colline qui fait face à l'Alhambra. Nous avons été au Mirador, une petite place qui offre un panorama sur Grenade en contre-bas. Des gens, habillés en gitans, vendent des bracelets et autres bijoux, des musiciens jouent du Flamenco, et enfin, régal pour mes petits yeux, de charmantes jeunes femmes dansent. Avec un telle grâce.

Grenade, c'est aussi beaucoup d'autres choses que le temps d'un week-end ne laisse pas voir, mais c'est un endroit où j'ai très envie de revenir. Je suis charmé. Madrid semble si vulgaire après ça.

Un week-end absolument génial donc, avec une mention spéciale pour les «gars du fond» qui nous ont fait découvrir des bars à tapas sans équivalents.

Vive l'Andalousie !

PS : comme d'hab', les photos vous seront communiquées quand elles seront développées, c'est-à-dire quand je sortirai enfin de chez moi une fois remis de mon rhume attrappé lors des nuits andalouses. On a rien sans rien.

Cambio de casa (bis)

Quelques jours après mon arrivé à Madrid je m'étais lancé un défi. «Un mois = un appart', quatre mois = quatre appart's». C'était dit avec un ton léger, sans y croire. Et bien, me voilà bien parti pour réaliser ce challenge !

J'ai donc quitté cet être étrange qu'était ma collocataire vénézuellienne. Elle n'avait pas réellement un bon fond, mais sa soumission à la religion chrétienne lui donnait bonne conscience. Elle se vantait d'être ouverte et de traiter chacun comme son frère, s'exprimait avec des sourires et tentait de bonnes actions. En même temps, elle refusait que j'invite des gens dans l'appartement car je n'avais pas, selon ses dires, la même expérience qu'elle pour reconnaître les gens bons des gens mauvais. Elle me disait de me méfier de mon ami chilien, car les chiliens sont connus pour être vicieux et voleurs. Elle voulait toujours que je fasse les choses à sa façon, tout en disant «ne t'en fais pas, je ferai aussi des efforts pour m'adapter à toi». Elle trouvait toujours une occasion de me reprocher ceci ou cela... Double discours. Un vrai démon caché sous une identité chrétienne.

Je commencait sérieusement à me dire que cet environnement n'était pas sain quand, à mon retour d'un week-end à Ségovie, elle m'annonce tout simplement que, bien qu'elle en soit désolée, je dois quitter la maison cette semaine car le propriétaire ne veut pas que je reste seul pendant que madame passe ses vacances dans son pays. Non, me dit-elle, il n'était pas possible de le prévoir, pas possible de négocier avec le proprio, et pas possible de me le dire plus tôt. Cerise sur le gateau, elle refuse de rendre ma caution avant mon départ pour me rendre service (avancer un loyer + une caution pour un nouvel appartement, ce n'est pas retirable en une fois). Pire, elle me reproche d'avoir utilisé trop d'électricité parcequ'il ne faut pas laisser le chauffage la nuit (chauffage que j'avais branché deux jours plus tôt) et qu'elle me rappelerait donc pour que je paie un excédent. Lequel excédent, je le paierai si je veux, car «chacun fait avec sa conscience». De l'art de culpabiliser la victime, et de faire passer le boureau pour celle-ci.

N'étant pas désarmé, je passe quelques coups de fil. Et donc...

Appartement avec des dieux
Le retour des dieux de la folie !

Je rejoins donc mon ancien logeur, qui depuis que je l'ai quitté, à fini les travaux dans son appart'. Ici, pas de règle. La lumière reste allumée même en l'absence de résident, le robinet coule à flot quand il se brosse les dents, il est certain que je ne risque pas de me faire reprocher quelque-chose. C'est donc avec joie que j'enménage chez ce vieil homo excentrique. Pour ne rien gâcher, le logement est situé en plein centre-ville, à 100 mètres de Gran Via, le Boulevard Fosh de Madrid.

Mais, stupeur ! Les anciens résidents ont... volé les plaques de cuisson ! Me voilà donc obliger de «cuisiner» au micro-ondes. Décidément, quelle galère ce voyage !

«Partir, c'est mourir un peu...», mais pas à chaque fois.

// mardi 27 novembre 2007

Week-end à New York

Comme beaucoup de mes collègues étudiants partis séjourner à l'étranger sont allés visiter New-York (la capitale du monde, selon mon collocataire), Stéphane et moi-même nous sommes dit, que, après tout, pourquoi pas nous ?

Nous avons quitté nos appartements, et avec le loyer ainsi économisé, nous sommes payé un double aller-retour Madrid - New York City, 3 nuits d'hôtel, et un bon nombre de voyages en taxi.

Manhattan nous voilà ! Que dire, sinon que tout à déjà été dit, mais qu'y aller vous fera quand même ouvrir de grands yeux et vous fera pousser des cris d'émerveillements !

Nous avons fait la visite typique : Manhattan, Ground Zero, Ellis island, la statue de la liberté, Time Square, l'Empire State Building et le Naked Cowboy !

Le Naked Cowboy
Le Naked Cowboy

Pour l'hôtel nous nous sommes lachés, en prenant une jolie chambre non loin de la cinquième avenue ! Nous avons également mangé du saucisson.

C'était bien dûr de revenir à Madrid après tant de dépaysement, mais, asi es la vidad.

PS : les photos sont encore en développement, donc je vous envoie ça dès que possible !

// jeudi 15 novembre 2007

Un mois passé

Silence depuis quoi, trois semaines ? Vous n'en pouviez plus de cette attente ? Le suspens vous est désormais insoutenable ? Ai-je finalement sombré dans la dépression la plus sombre, ou cedé à la tentation de la pillule rouge ?

Bah non.

La cohabitation a ses hauts et ses bas. On me dis de partir, de trouver un autre appart', où aucune gentille-grand-mère-catho-venezuellienne ne pourrait me reprocher de ne pas utiliser de couvercle sur ma casserole quand je fais bouillir de l'eau sur un ton proche de l'hystérie. Où on ne me dirai pas «bon sang si tu ne parles pas bien l'espagnol ca va pas être facile de vivre ensemble !» quatre jours après mon arrivé non-t'en-fais-pas-c'est-normal-de-ne-pas-bien-parler-espagnol- ne-sois-pas-désolé. Ce serait quand même vraiment salaud de fouttre le camp pendant qu'elle prépare ses vacances au Vénézuela - laissant l'appartement vacant et le loyer à payer entièrement. Cela dit, faudrait pas trop qu'elle me fasse chier. Alors elle me fait à bouffer pour se faire pardonner, en précisant «c'est fait avec amour». C'est magnifique.

Je vis des week-ends où les jours cèdent face aux nuits. Français rencontrés au hasard des rues, boîtes de nuit qui passent les Doors (et tout le monde est ravi) ou même les Who, discussions philosophiques dans les dites-boites. Admirez la performance, faire citer Henry Bergson à un pote vers 4h du mat' ! Je m'aime.

Match Real Madrid - Mallorca dans un stade de 80 000 personnes. 4-3. J'étais un peu déçu car le public madrilène est un peu froid. Ambiance sans plus, donc.

J'ai visité les musés incontournables. La basillique San Fransisco el Grande. Les quartiers pittoresques. Eté filmé par un groupe d'étudiantes. Tout ça, et j'en oublie sûrement.

Le mois prochain, plutot que de dépenser inutilement 45€ pour un match de ligue 1, je vais ni plus ni moins m'offrir une place pour le concert de Black Rebel Motorcycle Club ! La joie envahie tout mon être rien qu'à l'évocation de l'évênement.

Pour les 95% de mes lecteurs qui ne connaissent pas ce groupe de rock anglais au nom à la con, c'est eux :

En gros, j'ai dis ce que j'avais à dire. Donc à la prochaine.

Citation éthylique de la semaine : «Faire l'amour c'est la vie ! Faire l'amour c'est créer la vie !» - imaginez le avec un ton ultra-convaincu, genre «je te révèle le secret de la vie...».

// dimanche 21 octobre 2007

Cambio de casa

Ca y est, nous avons quitté notre auberge espagnole. Tout s'est passé plus vite que prévu, les délais se sont raccourcis et on se serait très vite retrouvés à la porte.

Après de multiples péripéties, Stéphane et moi avons chacun trouvé un appartement. Il était difficile d'en trouver un pour nous deux. C'est le moment de me débrouiller seul, et c'est d'ailleurs pour ça que je suis venu à Madrid.

Aussi étrange qu'était cet appart', je l'aimais beaucoup. Très bien situé. J'adorais le joyeux bordel qui y régnait (les gens, les dieux, les sorties...). Aujourd'hui l'appart est vide. Chacun s'est trouvé une nouvelle maison. J'ai repensé à cette phrase d'Edmond Haraucourt : «Partir, c'est mourir un peu» et je la confirme. C'est exactement le sentiment que je ressens aujourd'hui et que j'ai ressenti en quittant Angers.

Le nouvel appart' est plus petit. Moins cher. Plus tranquille. Je le partage avec une charmante dame qui pourrait être ma mère. Elle est très gentille. Ouverte. On a parlé d'un peu de tout, de philo, d'actualité, de mon arrivé ici... J'adore ce genre d'échanges, mais ce n'est pas ce dont j'ai envie aujourd'hui. Le décalage est trop grand par rapport à la maison d'avant. Ici tout est tranquille et ma musique la gêne... Je crois qu'il va falloir que je sorte plus ! Après tout, je ne suis pas à Madrid pour rester enfermé dans ma maison !

L'ennui c'est que j'habitude plus loin du centre. Trop loin pour y aller à pied. Et le metro s'arrête vers 1h30. Bon, on va voir...

Ma colloc ressemble à l'Oracle du film Matrix. J'ai très peur qu'elle m'offre des cookies.

Pour le moment je manque encore de recul. Je ne sais pas encore si j'ai fait un bon choix en emménageant ici. Mais tout est allé très vite et je n'avais vraiment pas envie de retourner à l'Hostal (le genre de truc miteux). Alors on va voir ! On ne peut pas optimiser sa vie (faire les meilleurs choix) comme on résoud un Programme Linéaire (pour les non-matheux, c'est une science qui permet d'optimiser une valeur sous certaine conditions, comme par exemple optimiser son chiffre d'affaire en répartissant mieux ses dépenses). Au pire, je rechange d'appart' dans un mois !

Par contre, j'ai le net ici ! Youpi ! Je suis un gros geek !

// lundi 15 octobre 2007

Quelques remarques (bis)

lundi 15/10/2007 - 15h38

Quelques remarques, encore une fois.

  • Pour avoir accès à internet à la fac, il faut d'abord remplir un formulaire qui se trouve... sur internet.
  • Nous sommes censés avoir des cours d'espagnol, mais on a aucune info à ce sujet.
  • Arriver à voir la fille qui s'occupe des étudiants Erasmus est un vrai défi. L'un de ses collègues nous a proposé de concevoir un algorithme génétique destiné à la trouver...
  • Dans une même rue, on peut trouver un commissariat et des filles qui font le trottoir. Ce qui n'est pas interdit est autorisé. Ce qui est interdit, aussi.
  • Il faut parfois savoir dire non. Notament quand un colloc' veut t'offrir les services d'une prostitué (non merci, j'ai dis non merci. Non même celle-là...).
  • Notre logeur possède trois entreprises. Une de communication téléphonique, une de construction immobilière et une de vente immobilière. Auparavant, il a aussi été producteur (et présentateur) d'un programme télé érotique. Il gagne bien sa vie, et depuis hier, il projete de s'acheter une maison au Paraguay.
  • Il n'y a pas de cédille sur le c de ici.
  • Les espagnols traduisent le nom des films. Sex in the City devient Sexo en Nueva York, Die Hard 4 devient La Jungla 4, etc...
  • J'ai acheté un CD de flûte de pan.
  • Les espagnols croient que klaxoner permet de rouler plus vite. Ainsi, lors d'un embouteillage, ils entâment tous la même chanson, et il n'est pas rare d'entendre alors 10 klaxons simultanément. De même si vous avez le malheur de faire une manoeuvre devant une autre voiture...
  • Il ne vaut mieux pas dormir à côté d'une rue où les voitures peuvent se stationner ou créer des embouteillages.
  • Les distributeurs peuvent décider de redémarrer pendant un retrait, de t'afficher leur joli écran de BIOS, puis son joli chargement de système d'exploitation (IBM OS/2), pour enfin considérer que tu as bien reçu tes billets (alors que ce n'est pas le cas) en t'imprimant un joli reçu. Stéphane était vert.
  • A chaque fois que je m'assois dans le métro, je m'endors.
  • On nous a proposé un nouvel appart (très bien situé), dans lequel Stéphane doit dormir dans le salon. Nous allons en chercher un autre.

El 12 de octubre

vendredi 12/10/2007 - 13h25

Ce matin, je me suis reveillé avec le bruit d'une vingtaine d'avions et d'hélicoptères qui passaient au-dessus de ma tête. Ah oui, mince ! C'est le défilé militaire, j'avais oublié ! Je m'habille en vitesse et descend dans la rue pour voir ce qui se passe. J'habite tout près d'une des plus grandes avenues de la ville, le Paseo del Prado. C'est l'avenue de l'art d'ailleurs, puisqu'on y trouve deux des plus grands musés d'Europe (el 2 y el 3 de Mayo, Guernica, ... vous connaissez ?), un accès à l'énorme Parque del Retiro ainsi qu'une grande arche dont j'ai oublié le nom, etc...

On y a vu des militaires de toutes les couleurs, blancs, noirs, verts, bleus, des machines de guerre comme des tanks et des canons, etc... On a croisé des types, un MP5 (fusil d'assault) à la main. D'ailleurs, ils les posent pour ôtter leurs souliers. Il n'y avait qu'à se baisser pour ramasser un petit souvenir...

Ainsi donc, leur 14 juillet se passe le 12 de octubre. Ce soir, il va y avoir des dizaines de concerts et les gens vont déambuller dans la rue toda la noche. Je fais donc le plein d'énergie pour passer une nuit de fou...

Edit : en fait non, il n'y avait pas une si grande fête que ça...

// mercredi 10 octobre 2007

Tout va bien

dimanche 07/10/2007 - 22h26

Si la première semaine fût un peu éprouvante, celle qui vient de se terminer a été plus agréable. Nous sommes bien installés, nous avons commençé les cours avec des profs très biens (dont un qui parle français et qui nous propose de passer les exams dans notre langue) et on sort avec les mecs de l'appart (botellon, sorties diverses...) qui sont adorables, tout va bien.

Aujourd'hui nous avons vu le Museo del Prado, le Louvre local. Cet immense palais présente une collection impressionante de peintures classiques. C'est assez barbant, les peintres classiques. Tous ces gens nus qui évoluent dans des compositions compliquées... Goya est un peu plus rafraichissant. Les cadres sont de formes diverses, les couleurs plus douces et très typiques, les expressions façiales sont parfois exagérées ; ça m'a d'avantage plu. Il y avait aussi une exposition sur un peinture du moyen âge, Patinir. Les compositions présentent des décors pleins de vies, des paysages immaginaires peuplés de gens chaleureux. Les détails sont peints avec une autre technique que les grands maîtres qui le suivent. Je suis incapable d'expliquer tout cela, mais pour résumer, j'ai trouvé ça très sympa.

On a visité le stade du coin aussi. Santiago Bernadeu. C'est une immense arrène où les tribunes sont très près du terrain. La vue est impéccable quelque-soit l'endroit. On a visité les vestiaires, on a joué aux petit garçons en se prenant en photo dans la salle de presse et sur les sièges du banc de touche, façon joueur pro. Il y a également une expo sur l'histoire du club, le Real Madrid. Le club le plus titré du monde. Bon, au fond, je m'en fout un peu de tout ça, mais c'était quand même sympa et Stéphane était très content. Impeccable.

Nous avons aussi visité le quartier des boutiques, dont celles de grandes marques. Troquez votre loyer contre une chemise. Finalement on va se rabattre sur Zara pour s'habiller...

Nous avons vu beaucoup d'autres choses encore, mais je n'ai pas la patience de tout raconter !

Même si j'ai toujours des problèmes avec les distributeurs de billets, le séjour s'annonce bien !

PS : j'ai mis à jour les galeries. Mon emploi du temps temporaire est également disponible ici. Ainsi vous eviterez de m'appeler pendant les cours à 21h.

// lundi 1 octobre 2007

Quelques remarques

Voici, en vrac, des petites choses que j'ai remarqué.

Tout d'abord, mes colocs sont nuls en géographie. Ils ne comprennent pas pourquoi la mer la plus proche de chez moi est l'Océan Atlantique alors que l'Océan Atlantique, c'est au Portugal ! Certains pensent que la France se situe à l'Est de l'Espagne et donc que les Pyrénées se situent au nord de la France. J'ai demandé à ce qu'on trouve une carte, afin de remettre ça au clair ! Cela dit, si on me demande de parler de la géographie du Vénézuela, je ne ferai pas le malin...

Ici, les claviers sont dérivés du QWERTY. Comme en espagnol les accents peuvent se situer sur toutes les voyelles de l'alphabet, on utilise des touches spéciales pour les accents de la même façon que nous faisons les accents circonflexes sur nos claviers français. C'est bien foutu en fait, mais il faut s'y faire !

Les espagnols n'arrivent pas à prononcer «Guillaume». Si vous avez vu le film RRRrrr, lorsque les hommes du villages essaient de prononcer le nom «Gui», ca vous donne une idée de comment ils prononcent mon prénom. Et je ne vous parle même pas de «Delhumeau»...

Stéphane et moi n'écoutons pas du tout la même musique. Quand j'écoute Iggy Pop sur mon PC, il me demande «Tu n'aurais pas du Michel Sardou ?».

Il fait chaud, mais ce n'est pas génant du tout. L'air est sec et la chaleur n'est pas «lourde». Je préfère 30° à Madrid que 24 en France !

L'appartement

Ce billet a été écrit samedi 29 septembre, mais comme nous n'avons pas encore internet chez nous je poste en retard. Je l'ai un peu modifié par rapport à l'original alors il se peut qu'il soit moins cohérent. Notez d'ailleurs que tous les posts içi ont été postés comme ça...

Ca fait plaisir de pouvoir enfin se poser !

L'appartement dans lequel on vit est bien situé. Le métro est à 5 mètres et le centre ville à 20 minutes à pieds. Il y a des commerces à proximité, des musées et un énorme parc. Mon seul regrès c'est qu'il n'y a pas internet. Notre logeur nous dit que c'est possible pour seulement 15€ par mois, ce qui revient à 7,5 € par personne. Mais peut-être est-ce le moment d'apprendre à vivre sans ma chère toile ?

Nous partageons l'appart avec 4 personnes. Favian vient du Chili, Joan Carlos du Vénézuela et notre logeur (qui s'appele Joan Carlos aussi) vient de Cuba. Nous ne voyons pas beaucoup Jesus car il travaille la nuit dans une boîte. Joan Carlos de Cuba est la personne qui s'occupe de la collocation. Il n'est pas propriétaire des lieux, mais nous sommes chez lui.

Ce Joan Carlos est un peu excentrique. L'appart est remplit d'objets à la gloire de différents dieux. Je n'ai pas bien compri quelle est vraiment sa religion. Des statuettes de pharaons côttoient des Boudhas et des Vierges Marie. Il y a une sorte d'idole dans un coin de la salle à manger. C'est presque flippant. Il y a une corbeille de fruits qui est une offrande pour les morts. Joan Carlos fume le cigare pour honorer les morts, aussi. Tout cela fait beaucoup rire les autres occupants. Nous on s'en fiche. C'est son truc. Tant qu'il me propose pas de rejoindre sa secte, ça ne me dérange pas. C'est un décor plutôt folklo, alors ça me fait marrer. Le principal c'est que ce mec est super cool.

Ce soir nous avons passé la soirée avec Favian et l'autre Joan Carlos. Ces types sont très sympas. On a passé la soirée à parler de musique, à jouer de la guitare, à boire du wisky, à regarder des mangas, etc... Nous sommes tous d'accord sur un point : les filles de Madrid sont magnifiques. C'est assez incroyable. Il faut vraiment être difficile pour ne pas en trouver une à son goût... à chaque coin de rue ! Il doit y avoir des gênes spéciaux içi. Je ne regrette pas le voyage.

Nous allons toutefois chercher un autre appartement. Il y a plusieurs raisons à cela :

  • le quartier dans lequel on vit est un peu cher ;
  • il est possible de trouver mieux et moins cher en se rapprochant de la fac, même si cela va nous éloigner du centre ;
  • après réflexion, on veut un appart avec internet (petit rappel, on est dans un fac d'informatique et nous avons choisi des matières difficiles, Internet va nous être indispensable pour avoir de l'aide, de la documentation, etc...) ;
  • le proprio veut vendre l'appart dans quelques mois.
Néanmoins nous ne regrettons pas d'avoir été içi. Cet appart nous est bien utile pour découvrir la ville, les collocs sont super sympas, et le tout est beaucoup moins cher que l'hôtel !

Notre logeur est en train de chercher un autre appart, plus grand. Si ce qu'il trouve nous plait, on le suit. Sinon, on cherchera ailleurs. Par la suite, nous serons mieux armés pour la recherche d'appart. Nous connaitrons mieux la langue, les quartiers et les bons plans. Nos collocs' nous ont expliqué que ce n'était vraiment pas dur de trouver un logement, même pour 3 mois, à condition de savoir où chercher. Et bien sûr ils nous ont donné quelques tuyaux ;). Au fond, l'aventure continue !

Edit : la fille des relations internationnales nous a acceuilli aujourd'hui. Elle est très sympa et nous a donné des renseignements pour les appart's.

// jeudi 27 septembre 2007

Trouver un logement

Comme on ne peut pas vivre éternellement à l'Hôtel, il nous faut trouver une collocation acceptable. Normalement, c'est façile à Madrid. Bon, en vérité, ça l'est un peu moins quand on cherche deux chambres dans un même appart. Le pauvre Stéphane parle aussi bien Espagnol que je maitrise l'Algèbre linéaire, je ne peux pas le laisser tout seul.

On utilise principalement deux sources : Internet dans les cyber-centres et les annonces du journal. On téléphone içi et là, les gens sont plutôt sympas et, ô miracle, nous comprennent. La réciproque n'est pas toujours vrai, mais on se débrouille.

Le plan que nous avions reperé depuis la France s'est révélé être une arnaque. L'adresse indiquée n'existe pas. La proprio refuse de nous donner son numéro et nous demande de verser 500€ avant même de pouvoir visiter. Mais bien sûr... Tout cela nous a fait perdre pas mal de temps malheureusement.

Au milieu de cette chasse à l'appart', nous avons déçidé d'aller voir où se situe la fac. L'objectif était de rencontrer les responsables pour savoir comment allait se passer les cours et récupérer des tuyeaux pour les apparts. Et histoire de découvrir la ville, nous y sommes allés à pied. 2 heures de marche (10 minutes en métro, on ne le refera pas !). On en a profité pour demander notre chemin à chaque coin de rue, afin d'exercer notre espagnol.

C'est étrange l'Espagne. Nous sommes arrivé à la fac vers 14h, mais c'était fermé. Nous sommes repassé vers 17h, mais les responsables ERASMUS n'étaient pas encore arrivés. Peut-être un peu plus tard dans la soirée (vous savez, quand tous les français ont fini leur 7h quotidienne et se lancent à fond sur le périph' pour rentrer chez eux). Au fond, l'horraire espagnol ne nous dérange pas. On prend déjà nos petits-dej' à 11h, nos déjeuners à 15h et nos dîners vers 22h30. Les commerces ferment à 23h. Il y a toujours plein de monde dans les rues. C'est vraiment une ambiance que j'apprécie.

Dans le chapitre des galères, il y a les distributeurs de billets qui ne veulent pas faire leur boulot et qui bloquent les cartes de crédit. C'est à dire que le distributeur ne nous donne pas les billets demandés, mais l'argent est quand même décompté de notre limite hebdomadaire de retrait. Ca aurait été bien de le savoir AVANT de retirer pour payer un loyer...

Oui, on a finit par trouver un appart. 4 chambres. Le proprio est super sympa et s'est arrangé pour qu'on puisse venir malgré nos problèmes de carte de crédit. C'est un peu cher (c'est le maximum que j'avais prévu comme budget appart'), mais c'est à 20 minutes du centre à pied, et la station de métro pour aller à la fac est juste devant la porte. Station de métro qui donne directement sur la garre, on ne va pas trop galérer pour ramener les bagages.

Finalement, on a trouvé un appart en 2 jours. Avec le recul, c'est un bon temps. Sur le moment, on avait surtout l'impression de galérer comme des bélio-russes et on se demandait ce qu'on foutait là ! Mais tout s'arrange, on n'a plus qu'à emménager !

Arrivée à Madrid

J'ai retrouvé Stéphane à la gare de Toulouse. Départ 6h57. Changement à Narbonne, puis Barcelone. Documentaire sur les insectes dans le train. En écoutant un peu mieux j'aurai presque appris à dire «accouplement» en espagnol, ca donne un bon départ. Paysage aquatique entre Narbone et Perpignand.

Quant à l'Espagne, on dirait un grand désert où poussent içi et là des villes. Ca me rapelle le grand Ouest américain. Voire les paysages de Zorro. Madrid c'est juste le plus grand Pueblo du pays.

Pas le temps de visiter Barcelone, ni même son stade, l'unique lieu de pélerinage de Stéphane. Un dernier train pour notre futur chez nous.

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Hotel miteux près de la gare, 30€ la nuit pour deux. C'est une petite pension de famille d'après mon guide. On visite un peu la ville. On repère le centre. Puerta del Sol, Plaza Mayor, Plaza de Espana... Ok, ya de quoi faire !

La priorité : trouver un logement.

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